Le 7 octobre 2026, le Journal du Net publie ma chronique « GRNH et DRNH : deux facettes des nouveaux enjeux de l’IA ». J’y précise le cadre de management que je développe et sa traduction dans l’organisation des entreprises.
GRNH et DRNH : deux notions complémentaires
La GRNH, Gestion des Ressources Non Humaines, désigne les pratiques permettant de sélectionner, affecter, encadrer et évaluer les intelligences artificielles, agents et automatismes auxquels une organisation confie des missions.
La DRNH, Direction des Ressources Non Humaines, désigne la fonction chargée d’organiser ce pilotage. Elle répartit les responsabilités : choix des systèmes, accès aux données, limites d’autonomie, contrôle des coûts et évaluation. Selon l’entreprise, ces responsabilités peuvent être partagées entre les métiers, l’informatique, les ressources humaines et la direction générale.
Choisir la bonne combinaison de ressources
Face à une mission, le manager peut mobiliser une compétence humaine interne, un prestataire externe ou une ressource non organique. Beaucoup de situations demandent leur combinaison. La pertinence de l’affectation dépend de l’objectif, du contexte, des risques et du niveau d’expertise nécessaire.
Définir l’autonomie et mesurer le travail réel
Un collaborateur non organique désigne ici un système auquel sont confiés une mission, des objectifs et une certaine autonomie. Cette expression décrit son rôle opérationnel ; la responsabilité demeure humaine.
Le pilotage comprend les consignes, le contexte, les accès, les validations et les corrections. Pour mesurer le gain réel, il faut compter le temps humain de supervision et de reprise, ainsi que la fiabilité du résultat. Une production rapide qui exige de nombreuses corrections peut présenter peu d’intérêt.
Cette chronique prolonge mes travaux sur l’organisation du travail à l’heure de l’IA et apporte des repères pour distinguer les pratiques de management de leur gouvernance.
