Ma tribune « Pour sauver les lycées, supprimons ces 1 588 postes », publiée par Atlantico le 5 octobre 2026, défend une transformation de l’organisation de l’enseignement. Le titre est volontairement provocateur ; ma proposition mérite d’être expliquée au-delà de la seule question des effectifs.
La priorité : la qualité et la continuité des cours
Mon objectif est que les élèves bénéficient de cours assurés et d’un enseignement de qualité. La suppression de postes ne constitue pas, à elle seule, une solution. Réduire les moyens sans organiser autrement la réponse aux besoins des établissements laisserait entière la difficulté.
Je propose de réfléchir à l’utilisation des ressources disponibles à partir du service effectivement rendu aux élèves : continuité pédagogique, maîtrise des matières enseignées, capacité à transmettre et progression des apprentissages.
Adapter certains mécanismes du supérieur au secondaire
Mon expérience d’enseignant dans le supérieur nourrit cette proposition. Des formations, notamment en BTS et en CFA, font appel à des intervenants professionnels pour transmettre des compétences précises. Je propose d’adapter certains de ces mécanismes au secondaire, en tenant compte de l’âge des élèves, des programmes et des exigences propres à l’école.
Le recours à des intervenants privés qualifiés et agréés pourrait apporter une réponse complémentaire à des besoins identifiés : remplacement, expertise particulière ou renforcement d’un enseignement. Il doit s’inscrire dans un cadre public clair et dans le travail collectif des équipes éducatives.
Une exigence pédagogique avant une logique d’économie
La compétence dans un métier ne garantit pas automatiquement la capacité à l’enseigner. La sélection doit donc porter aussi sur les aptitudes pédagogiques. Objectifs, préparation, suivi et évaluation doivent permettre de vérifier l’utilité de chaque intervention.
Je défends ainsi une école capable de mobiliser davantage de compétences au service des élèves, avec des exigences de qualité et de responsabilité. La souplesse recherchée doit aider les établissements à assurer leur mission et préserver la cohérence des parcours.
